les maladies chez le maine coon

 

Maladies et guérison du Maine Coon.

 

    La santé du Maine Coon, comme celle de tout animal, passe par une bonne alimentation et les soins dont il a besoin. N'oublions pas que le mental influe sur notre corps, il en va de même pour les animaux, et plus particulièrement chez les chats, il faut donc combler aussi leurs nécessités affectives. Comme pour les être humains une activité physique journalière est recomendable: les sessions de jeux. Un Maine Coon heureux c'est un chat plus sain.

    Le point faible du chat c'est son système digestif, reins, foi, pancréas, ... D'où l'importance de l'eau, de l'alimentation et de l'élimination de poils. Je vous invite à regarder les rubriques alimentation, plantes toxiques et soins.

    Lorsqu'un animal est malade il ne se plaint pas, son instinct lui impose de cacher ses faiblesses, il faut donc bien connaître son chat et être attentif à ses changements de comportements. Si un chat s'isole, devient agressif ou arrête de manger n'hésitez pas à consulter un vétérinaire.

Comment s´occuper d´un chat malade.

    Les chats supportent très mal les hospitalisations, ils le considère un endroit hostile. Ce n'est pas étonnant qu'un chat se remette plus rapidement en rentrant chez lui. Pour pouvoir le soigner à la maison il faut avoir le temps et le dévouemment que l'animal exige ainsi qu'une énorme patience, un amour constant et du courage. Selon la gravité de la maladie les soins peuvent varier: se réveiller toutes les deux heures la nuit, surveiller toute la journée, administrer des médicaments et des soins ... Cette décision doit être réfléchie et doit être aussi approuvée par votre vétérinaire (il y a des soins et des contrôles impossible à realiser à la maison).

    J'ai commencé par exposer un des cas les plus graves, cependant il y a peu de chance que cela vous arrive. Le plus probable c'est que votre chaton souffre d'une légère conjonctivite ou coryza à son arrivée, il aura besoin d'un traitement de courte durée et de beaucoup de câlins avant de se remettre completement.

Maine Coon âgée, pathologies et maladies chroniques.

     Cependant quand votre Maine Coon commencera à vieillir ou si on lui diagnostique une pathologie quelconque (diabète, insuffisance rénale, cardiomyopathie, asthme, cancers, pancreatite, pathologies respiratoires, ... ) ou souffre d'une maladie chronique (inflamations, diarrhée, bronchite, ... ) . Il aura besoin de médicaments vie, de soins régulièrs, d'un suivi vétérinaire et peut-être d´une et alimentation spécifique. Mais surtout de beaucoup de câlin et d'attentions. De la même façon que n'importe quelle personne âgée ou atteinte d'une maladie chronique.

La santé c'est le plus important.

    Il existe un grand éventail de maladies tantôt infectieuses comme génétiques que le chat peut souffrir, il faut donc s'informer et faire les visites nécessaires au vétérinaire. Certaines maladies se guerisent plus ou moins facilement, d'autres necessiteront des médicaments et des soins spécifiques à vie pour votre chat et les pires entraînerons la mort. Il faut être conscient lors de l'adoption d'un Maine Coon (ou d'un autre animal) que la santé de votre animal n'est pas garantie. Je ne veut pas être fataliste, le plus probable c'est que votre compagnon se porte bien, mais il faut y penser. Il est essentiel d'avoir le carnet de vaccinations de votre Maine Coon à jour, ainsi que l'administration régulière de vermifuge, antipuces et malte il est aussi important avoir une bonne hygiène: dentaire, pelage, ... 

 

Les principales Maladies génétiques du Maine Coon.

     Le chat de race ou pas est atteint de plusieurs maladies génétiques, le Maine Coon est une des race des plus contrôlée et des plus propre génétiquement parlant. Cependant il y a quelque unes plus courante chez cette race, et nous allons parler des maladies génétique les plus fréquentes chez le Maine Coon :

CARDIOMYOPATHIE HYPERTROPHIQUE ( HCM )

 

Le désir du Docteur C. Amberger, qui nous a transmis ce document, est que ces informations soient diffusées le plus largement possible et soit lues par tous les éleveurs et les particuliers concernés par les problèmes de cette maladie. Ce texte est donc à la disposition libre de tout droit de reproduction.

Bien à vous
Michèle Hiltbrand

Cardiomyopathie obstructive (CMO) et Cardiomyopathie hypertrophique (CMH) chez le Maine Coon, recommandation aux éleveurs

Chris Amberger, Dr Med Vet, DECVIM-CA(Cardiology) http://esvc.ch/

Inspiré de "Feline Hypertrophic Cardiomyopathy: Advice for Breeders, from M D. Kittleson, R. Gompf et S. Little, www.winnfelinehealth.org"

Qu’est-ce que la cardiomyopathie hypertrophique?

Les CMO et CMH sont des maladies génétiques caractérisées par un épaississement des parois du coeur au détriment des cavités internes.

 

Coeur normal : Cœur hypertrophique
l’épaisseur des parois est plus petite que les parois sont fortement épaissies

la dimension interne l au détriment des cavités internes

La cardiomyopathie hypertrophique est, chez l’homme, un des grands responsables de la mort subite chez le jeune adulte. Le complexe CMO/CMH est la maladie cardiaque la plus courante chez le chat, avec une recrudescence particulière chez le Maine Coon.

L’épaississement progressif de la musculature cardiaque se traduit d’abord par un agrandissement des muscles papillaires, puis de l’intégralité du myocarde des ventricules. Si le chat est porteur du gène responsable de cette maladie dès la naissance, il ne développera la maladie qu’en fin de croissance, vers 2 ans pour le mâle et 3 ans pour la femelle. Lors de l’apparition de symptômes cliniques causés par l’insuffisance cardiaque, il est souvent trop tard pour traiter le chat de manière efficace.

Quelle est la cause de CMO/CMH chez le chat ?

Le rôle de l’hérédité dans la genèse de cette maladie a été mis en évidence chez le Maine Coon (Kittleson et al. Circulation, 1998), ou la transmission familiale a été mis en évidence.

Il existe malheureusement plusieurs mutations de la protéine contractile des muscles cardiaques (myosine). La myosine mutée ayant une activité réduite, l’hypertrophie cardiaque est un phénomène compensatoire visant à essayer de maintenir un débit cardiaque normal.

L’hypertrophie des muscles cardiaques peut également être causée par d’autres maladies, comme l’hypertension artérielle et hyperthyroïdisme. Si la CMH/CMO est une maladie primaire, l’hypertension et l’hyperthyroïdisme causent un épaississement de la musculature cardiaque secondaire à un problème circulatoire. Le diagnostic de CMO/CMH génétique chez un chat âgé de plus de 5 ans ne devrait se faire qu’après exclusions des autres causes possibles.

Est-ce que la CMO/CMH est génétique ?

Les nombreuses mutations (130 à ce jour) de plusieurs gènes (10) sur plusieurs chromosomes différents ont été découvertes chez l’homme. Chez le chat, la transmission dominante autosomale a été confirmée, avec une expression variable, ce qui signifie que la présence d’un seul gène anormal chez un des parents est suffisante pour être transmise aux descendants. Il est également possible de trouver des porteurs génétiques qui ne développent pas la maladie. Un chaton peut donc être testé positif même si ses deux parents ont été déclarés négatifs. L’expression clinique de la maladie est très variable, certains animaux seront grièvement touchés, d’autres de manière beaucoup plus discrète, et certains ne seront pas affectés alors qu’ils pourront transmettre le gène mutant.

Le mode de transmission est le suivant : les mâles et les femelles sont affectés de manière égale, chaque animal développant la maladie l’a acquis de l’un de ses deux parents (ou des deux) et va transmettre le gène anormal à la moitié de sa descendance.

Existe-t-il une origine alimentaire à la CMO/CMH ?
 

Aucune cause nutritionnelle n’a été mise en évidence à ce jour chez le chat ou l’homme. De même, aucun ajout alimentaire (taurine, carnitine, vitamines, etc..) ne permet de soigner la CMH.

Comment la CMO/CMH est-elle diagnostiquée ?

La CMO/CMH est mise en évidence par un examen cardiaque aux ultrasons (échocardiographie). Si l’échocardiographie effectuée par un spécialiste est un bon moyen de dépistage des formes avancées de CMO/CMH, la détection des formes minimes ou en évolution reste très difficile. Idéalement, l’examen cardiaque devrait être fait par un spécialiste en cardiologie (DACVIM ou DECVIM-CA).

D’autres examens permettent de confirmer la présence d’une hypertrophie cardiaque comme la radiographie ou l’électrocardiogramme (présence fréquente d’arythmies cardiaques)

Chez le chat plus âgé, la mesure de la pression artérielle ainsi qu’un test sanguin de la glande thyroïde est indiqué afin d’exclure la présence d’une hypertrophie cardiaque secondaire à une autre maladie.

Les tests de dépistage sanguins (génétiques) ou biochimiques (myoglobine, troponines, ANP/BNP) n’ont pas donnés les résultats escomptés à ce jour. Il ne peuvent être utiles que pour confirmer une forme avancée de la maladie, visible également sur les radiographies thoraciques et ne sont absolument pas un indicateur précoce de la mutation, spécialement les troponines cardiaques qui n’augmentent qu’en stade terminal de la maladie.

A partir de quand, et à quel intervalle les chats doivent-ils être testés ?

Lorsqu’un chat présente des signes cliniques (difficulté respiratoire, souffle cardiaque, thrombose et embolie périphérique), il devrait obligatoirement être contrôlé.

Les tests des chats pour un programme d’élevage sont plus délicats. L’échocardiographie n’est pas un instrument parfait. Certains animaux avec une expression modérée de la maladie pourraient ne pas être décelés, particulièrement si le matériel utilisé ou la formation de l’examinateur ne sont pas adéquats.

Comme la CMO/CMH est une maladie se développant plus ou moins rapidement, un examen unique ne garantit pas que le chat ne développe pas d’hypertrophie 6 mois ou une année après.

Si un test positif est fiable à 100%, il n’en est pas de même pour un test négatif.

Les chats d’élevage devraient probablement avoir un dépistage annuel pendant leur période de reproduction, malgré les frais élevés de ce mode de dépistage.

De même, tout animal décédé de manière inexpliquée devrait être autopsié, afin de confirmer l’origine cardiaque du décès (d’autres causes sont également possible), et ne pas condamner inutilement les parents et la descendance à cause d’un autre problème (infectieux, traumatique, autre..)

Quel est l’âge adéquat pour les tests CMH

Chez le Maine Coon, la majorité des mâles touchés auront des signes décelables à l’échographiques à l’âge de 2 ans et la majorité des femelles à l’âge de 3 ans.

Bien qu’il n’y ait pas de consensus actuel sur l’âge minimal, les experts du groupe suisse de cardiologie vétérinaire recommandent d’attendre l’âge de 18 mois pour faire les tests CMH

Que dois-je faire si mon chat est atteint de CMH ?

Les chats dépistés positifs à la CMO/CMH devraient être retirés de l’élevage, et toute la descendance contrôlée afin d’éviter la dissémination du gène muté.

Statistiquement, 50% des portées obtenues avec un chat malade seront porteurs du gène.

Les parents d’un chat dépistés positivement devraient également être contrôlés, puisque l’un des deux (ou les deux) est porteur de la mutation.

Traitement de la cardiomyopathie hypertrophique :

A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement permettant de guérir la CMH/CMO.

Si l’hypertrophie de la musculature cardiaque est le résultat d’une autre maladie, le traitement de la maladie primitive va améliorer spontanément la fonction cardiaque.

L’hypertrophie de la musculature cardiaque empêche une fonction normale du cœur. Plusieurs médicaments sont souvent nécessaires afin d’empêcher le développement d’une insuffisance cardiaque définitive.

Les options de traitement dépendent de l’état clinique de l’animal, ainsi que du type de cardiomyopathie rencontré.

Le traitement cardiaque devra à la fois améliorer le travail du cœur, réduire la charge cardiaque afin d’éviter l’apparition d’œdème et prévenir le risque d’embolie périphérique.

Si un chat présente des signes sévères d’insuffisance cardiaque ou de paralysie/parésie d’un membre, un traitement en urgence sera indispensable. Le pronostic de la maladie est alors très sombre.

Le stade du développement de cardiomyopathie hypertrophique est déterminant pour le choix du traitement. Si un animal en stade précoce ne présente aucun symptôme, une forme avancée de la maladie est généralement associée à de nombreux signes cliniques.

La qualité de vie de l’animal est le facteur le plus important en ce qui concerne la décision de traiter ou d’endormir, selon les possibilités de confort que nous pouvons lui offrir.

Ce texte a été élaboré en collaboration avec le groupe Suisse de cardiologie Vétérinaire (président, Dr. T. Glaus, DACVIM/DECVIM), compte rendu du séminaire de travail du 20 juin 2004, et représente l’avis des experts présents (Drs Amberger, Glardon, Glaus, Hagen, Hauser, Jenny, Kovacevic, Schröter, Riesen)

Une transmission héréditaire a été mise en évidence chez le Maine Coon, où l’on retrouve des familles entières atteintes de HCM . Chez le Maine Coon, la transmission est autosomale dominante, à pénétrance complète, contrairement aux autres races comme le Persan pour lequel la pénétrance est assez faible. Cela signifie que le risque de déclarer la maladie est beaucoup plus important chez le Maine Coon.

Détection : les signes précurseurs de la maladie sont: souffle cardiaque, fréquence cardiaque plus élevée, difficultés respiratoires. Dans un certain nombre de cas, le décès du chat survient brutalement alors que la maladie n'a pas été détectée. Les signes cliniques de l'HCM sont une intolérance à l'exercice, des difficultés respiratoires et des signes de fatigue.

Diagnostic : Il doit être réalisé par un vétérinaire qui pratique une auscultation associée à des examens plus spécifiques , échographie , électrocardiographie et radiographie . En cas de suspicion clinique d'une affection cardiaque, l'échographie est un examen donnant un diagnostic précis sur la nature de la maladie. Les limites de l'écho résident dans la difficulté de l'acquisition et de l'interprétation des images et ce avec le manque de coopération du chat.

 

Dépistage génétique : Au niveau génétique, une mutation au sein du gène MYBPC3 a été découverte récemment sur une colonie de Maine Coon aux Etats-Unis par les équipes du Dr Kathryn Meurs (Université de l’Etat de Washington) et du Dr Mark Kittleson (Université de Davis). Les chats qui possèdent la mutation à l’état hétérozygote (une copie mutée du gène) déclarent en moyenneune forme légère et tardive de cardiomyopathie. En revanche, les chats qui possèdent lamutation à l’état homozygote (deux copies mutées du gène) déclarent généralement une forme plus sévère et précoce de cardiomyopathie (ces chats homozygotes peuvent mourir entre 1 et 3 ans).

Concrètement, cela signifie qu'un chat porteur lors du dépistage développera une HCM à un moment de sa vie. S'il est hétérozygote, il la transmettra à la moitié de sa descendance. S'il esthomozygote, il la transmettra nécessairement à l'intégralité de sa descendance (cf. schéma au verso).

Limites du dépistage génétique :

- Il ne dit pas à quel âge et avec quelle gravité le chat développera la pathologie. Cela est du à desinteractions polygéniques, qui n'ont pas toutes été identifiées. La seule identifiée à ce jour dépend du sexe : les mâles présentent les signes cliniques de la pathologie plus jeunes et expriment en général une forme plus sévère de la maladie.

- Il ne recherche pas d'autre mutation alors qu’il existe au moins une autre forme génétique decardiomyopathie hypertrophique puisque certains Maine Coon, diagnostiqués atteints par des vétérinaires spécialisés en cardiologie, ne présentent pas cette mutation du gène MYBPC3.

En résumé, le dépistage va éliminer la principale cause d'HCM héréditaire chez le Maine Coon, c’est-à-dire déterminer si le chat a déclenché ou déclenchera une HCM avant que la maladie ne soit visible en échocardiographie. Par contre le dépistage HCM ne peut éliminer toutes les causes possibles d'HCM héréditaire. Il ne garantit pas que le chat ne développera pas une HCM due à une autre mutation.

 Interprétation des résultats

Comment lire le compte-rendu scientifique ?

En génétique, les résultats sont toujours exprimés de la façon suivante :

 + / + si l'animal est "normal" donc porteur de la forme normale du gène, on dit qu'il porte deux copies de l'allèle "sauvage", il est donc "homozygote sauvage" (Généralement, on dit que son dépistage est négatif car absence de l’allèle muté)

+ / - si l'animal est porteur d'un allèle normal (ou "sauvage" ou "+" ) et d'un allèle muté "-"; il est dit hétérozygote (on dit que le dépistage est positif car présence de l’allèle muté)

- / - si l'animal est porteur de deux allèles mutés "-" ou formes mutées d'un gène, il est dit homozygote muté

 

Pour ce qui est de la HCM, la forme "-/-" représente la forme sévère et précoce de la maladie causant le décès du chat dans une période de 1 à 3 ans.

Le tableau ci-dessous a non seulement pour objectif d’illustrer nos propos mais également de vous informer sur les conséquences de l’utilisation d’un chat porteur pour la reproduction.

tableau hcm.xls (18,5 kB)

 

 

Conseil Scientifique du LOOF - Décembre 2006
Recommandations concernant la Polykystose rénale (PKD)rein normal et rein atteint de PKD

 

La polykystose rénale ou PKD en anglais pour Polykystic Kidney Disease, est une maladie qui touche plusieurs races de chats dont le Persan, l'Exotic Shorthair et le British Shorthair.

Il s'agit d'une maladie rénale qui se traduit par l'envahissement progressif du rein des chats atteints par des kystes remplis de liquide. Le nombre et la taille de ces kystes augmentent avec l'âge du chat et lorsque le tissu rénal n'est plus suffisamment présent pour assurer les fonctions d'épuration du rein, il se développe une insuffisance rénale chronique.
Cette insuffisance se traduit par des symptômes variés dont : dépression, perte d'appétit, léthargie, vomissements, polydipsie (augmentation de la prise de boisson), polyurie (augmentation du volume des urines), perte de poids.
Le rythme de croissance et de multiplication des kystes est variable d'un chat à un autre. Aussi la date d'apparition des symptômes d'insuffisance rénale peut être très variable, allant en moyenne de 2 à 10 ans.
Il n'existe pas de traitement spécifique de la PKD.

La PKD est une maladie héréditaire chez le Persan et l'Exotic Shorthair. Son mode de transmission est autosomiquedominant. Un chat malade possède une copie du gène muté et le transmet, en moyenne, à 50 % de ses chatons. Il n'existe pas de chat ayant deux copies du gène muté, cette condition n'étant pas viable. Ainsi tout chat atteint de PKD a l'un de ses parents, au moins, atteint de PKD.

La proportion de chats atteints dans les portées varie en fonction du statut des reproducteurs :

  • un chat sain croisé avec un chat sain donnera 100 % de chatons sains qui ne transmettront pas la maladie ;

  • un chat atteint croisé avec un chat sain donnera 50 % de chatons sains et 50 % de chatons malades ;

  • un chat atteint croisé avec un chat atteint donnera 33 % de chatons sains et 67 % de chatons malades.

(les chatons homozygotes ne sont pas viables).

 

La PKD peut être dépistée par votre vétérinaire de deux façons différentes.

  • Tout d'abord, la réalisation d'une échographie des reins, permet de voir si des kystes sont présents dans les reins. Cette échographie est fiable. Une étude a montré que les chats atteints développaient des kystes visibles en échographie à 10 mois dans 95 % des cas. A un an ce pourcentage augmente encore.

  • D'autre part, la découverte du gène et de la mutation (appelée PKD1) responsable de la PKD chez le Persan et l'Exotic Shorthair permet désormais d'effectuer un test génétique sur les animaux de ces deux races. 
    Ce test consiste à rechercher directement la présence de la mutation chez le chat.
    Votre vétérinaire pourra effectuer le prélèv

     

    ement de cellules buccales, très rapide et totalement indolore, nécessaire à la réalisation du test. 
    Les résultats du test peuvent être interprétés de la façon suivante :

    • chat homozygote sain pour la mutation PKD1 (aussi appelé non porteur ou sain) : le chat ne développera pas la maladie et ne la transmettra pas à sa descendance,

    • chat hétérozygote pour la mutation PKD1 (aussi appelé porteur ou atteint) : le chat développera la maladie et transmettra la mutation à 50 % de sa descendance en moyenne.

En conséquence, il est recommandé de faire tester génétiquement, pour la mutation PKD1, tous les chats devant être mis à la reproduction.

 

Le résultat du test PKD1 obtenu, il est très fortement déconseillé de faire reproduire un chat porteur de la mutation PKD1 ou chez lequel des kystes ont été observés en échographie des reins.
Cependant, si un chat porteur présente un excellent patrimoine génétique (conformation, type, couleur), il serait dommage de perdre ce patrimoine. Dans ce cas uniquement, un mariage avec un individu sain peut être envisagé. 
L'obtention de chatons de grande qualité et sains permettra de poursuivre la lignée. Tous les chatons devront être testés génétiquement pour la mutation PKD1. Les atteints (aussi appelés « porteurs ») seront écartés de la reproduction. 
Le parent porteur sera lui aussi retiré de la reproduction afin qu'il ne transmette plus la maladie.

Références :

  1. Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, service d'imagerie médicale

  2. Lyons LA et al. Feline polycystic kidney disease mutation identified in PKD1.
    J Am Soc Nephrol. 2004 Oct;15(10):2548-55

 

 

ADN et chromosome

 

L' Amyotrophie spinale, SMA.

           C'est une maladie neuromusculaire héréditaire caractérisée par une dégénérescence des neurones qui commandent les muscles du corps et des membres, notamment au niveau de l'arrière-train. Les chats atteint ne peuvent pas se servir de leurs membres posterieurs.  La SMA est une maladie monogénique autosomique récessive.

   Les premiers signes de faiblesse musculaire apparaissent à partir de 3 mois, le chaton présente alors des difficultés pour marcher et pour sauter. Elle progresse ensuite plus ou moins lentement suivant les individus. Certains chats peuvent vivre avec un handicap plus ou moins sévère jusqu'à l'âge de 9 ans.

   La fréquence de Maine Coon porteurs de SMA serait comprise entre 1 et 5%. Elle est présente surtout sur quelques lignées.

Comment dépister cette maladie ?

    Ce test repose sur la détection d'une mutation dans le gène LIX1. Seul le chat homozygote déclare la maladie, les probabilités de transmition sont les même que l'HCM.

 

 

SANTE

Principales maladies et affections

 

Le chat a une température qui se situe normalement entre 38 et 39°C et un rythme cardiaque qui est de l’ordre de 200 ± 40 pulsations/minute (on peut « sentir » le pouls sur la face interne des pattes arrière).
 

Le tableau synthétique ci-dessous recense, de façon non exhaustive, les maladies et affections les plus courantes.

 

 
Maladies
 

 
Vecteurs


Symptômes

 
Conduite à tenir

Maladies respiratoires félines (coryza type 1 et 2: herpés-virose ou calcivirose)

Virus, fortement contagieuses

Éternuement, écoulement nasal et oculaire, peuvent devenir chroniques

Consulter absolument votre vétérinaire
(il existe un vaccin)

Typhus ou Panleucopénie féline (coryza type 3)

Virus, très contagieuse

État général fortement affaibli, déshydratation et fièvre, vomissements et diarrhées

Consulter absolument votre vétérinaire
(il existe un vaccin)

Leucémie féline (FeLV)

Virus, contagieuse

Fièvre, faiblesse, vomissements, diarrhée, modification des yeux, éventuellement. défaillance hépatique/ rénale

Consulter absolument votre vétérinaire (la maladie est considérée comme incurable)

Leucose ou sida du chat (FIV)

Infection virale, contagieuse

Signes cliniques variés, détérioration du système immunitaire, formation de tumeurs, signes cliniques variès

Consulter absolument votre vétérinaire (la maladie est considérée comme incurable)
(vaccination possible)

Péritonite infectieuse féline (PIF)

Virus, contagieuse

Poussée de fièvre, perte d'appétit, apathie. Deux formes possibles. Forme « humide »: péritonite ou pleurésie (ventre plus gros); forme « sèche »: atteinte de divers organes. Diagnostic difficile

Consulter votre vétérinaire, incurable
(vaccination ? possible dans certains pays mais pas en France)

Rage

Virus

Selon la forme (« paralytique » ou « furieuse »), paralysie de la machoire, salivation ou excitation, agressivité, difficulté à se mouvoir, paralysie et salivation

Consulter d’urgence votre vétérinaire…
Maladie mortelle et transmissible à l’homme
(il existe un vaccin)

Diarrhée, constipation

Variés, par exemple: infections, parasites intestinaux, maladie hépatique

Lors de diarrhée réduire la nourriture, passage de la viande poulet au riz en plusieurs petites portions, yogourt nature, fromage

Visite chez votre vétérinaires'il n'y a pas d'amélioration

Parasites internes

Surtout les ascarides et les vers solitaires

Amaigrissement, diarrhée, ventre ballonné, poil  ébouriffé

Vermifuge, visite chez votre vétérinaire s'il n'y a pas d'amélioration

Acariens des oreilles

Acariens

Secoue la tête, les oreilles, position de la tête éventuellement. inclinée, grattement de l'oreille, dans l'oreille matériel brun noir typique

Visite chez votre vétérinaire

Gale féline

Acariens

Fortes démangeaisons, perte de poils, formation de croûtes, pèle, commence aux oreilles/ tête

Visite chez votre vétérinaire

Infestation de puces

Puces

Démangeaisons, inflammations et infections (les puces sont porteuses du ver solitaire)

Traitement anti-parasitaire, visite chez votre vétérinaire si l’infestation persiste

Blessures

Accidents domestique, de voiture, agression par congénère ou autre animal

Plaies saignantes et sclérosées, fractures, hémorragie externe ou interne

En fonction de la blessure ou du type d’accident, consulter votre vétérinaire ( ! précautions à prendre lors du transport)

 

 

A la vue de ce tableau, on peut noter l’importance de la vaccination car de nombreuses maladies sont très difficiles à soigner.

Les causes principales de décès sont liées aux maladies infectieuses et génétiques, mais aussi aux accidents domestiques. Ces derniers couvrent les ingestions de produits ménagers et/ou de plantes toxiques, les chutes depuis un étage (penser au filet de protection !) et éventuellement pour les chats qui sortent régulièrement (peu fréquent pour le Maine Coon) ou qui s’échappent, les accidents de voiture.

 

Syndrome d´inmmunodéficience acquise du chat, FIV.

    Le FIV c'est le SIDA du chat, c'est une maladie virale grave, mais il y a aucun risque de tranmision du chat à l'être humain (ni autres spèces).

     La maladie reste rare chez les chat d'appartement mais 15% des chats errants sont porteurs du virus.

     Le virus du FIV est présent dans la salive du chat, le principal moyen de transmission est donc la morsure. Il peut, parfois, se transmettre entre chats lors de contacts fréquents et répétés (léchage mutuel, nez à nez) par voie sanguine ou sexuelle.

     La durée d'incubation est de 4 à 6 semaines.

     La seule prévention possible est d'éviter tout contact entre chats sains et malades.

     Le virus pouvant être latent pendant de nombreuses années, il est tout à fait possible de vivre sereinement et sans risques avec un chat porteur de cette maladie. Cependant si vous avez plusieurs chats il devra vivre isolé afin de protéger les autres.

 

 

La péritonite infectieuse féline, PIF.

    Cette maladie virale atteint surtout les jeunes chats vivant en collectivité. La PIF est très grave, elle peut atteindre différents organes et donc se présenter sous des formes différentes. Il faut pourtant bien la reconnaître car c'est l'une des premières causes de mortalité chez les jeunes chats.

     La PIF se transmet par contact étroit entre chats. Les selles sont la première source d'infection mais aussi le milieu dans lequel le chat habite (sols, vêtements, ...) Elle n'est pas transmissible à l'homme ni aux autres animaux.

     La PIF est en effet mortelle, mais seulement 10% des chat infectés développerons la maladie.

     Il n'existe aucun vaccin disponible en France, cependant des vaccins existent dans d'autres pays, d'administration intranasal, mais sont encore controversés.

 

 

La Leucose féline, FeLV.

     Elle est due à un virus appelé virus leucémogène félin ou FeLV. Son action est proche de celle du virus du SIDA . Ce virus ne se transmet pas à l'homme ni aux autres espèces animales.

     Il faut néanmoins bien protéger votre chat. On estime généralement qu'en France 5% à 10% des chats sont séropositifs pour le virus de la leucose (FeLV).

     Elle se transmet de chat à chat par un simple contact, à travers n'importe quelles voies : sang, larmes, salive, urines …

     Le seul traitement envisageable concerne les maladies opportunistes afin d'assurer un confort de vie à son Maine Coon puisqu´il n'existe pas de traitement anti-viral pour la leucose.

    Il existe un vaccin contre la leucose. Il est efficace à 80-90%.

 

 

La panleucopénie féline ou typhus du chat

    Elle est due à un virus de la famille des Parvovirus. Cette maladie est caractérise par une gastro-enterite accompagnée d´un etat de tuphos (profond abattement) et d´une panleucopenie (diminution des leucocytes), d´où la dénomination de panleucopénie féline.

    La maladie touche généralement les chatons, ou les adultes provenant d'une chatterie. L'incubation est de 2 à 4 jours.

    Lorsque la chatte est infectée par le virus pendant la gestation, les chatons souffrent de lésions nerveuses invisibles à la naissance, mais qui apparaitront lorsqu'ils commencent à marcher. Les chatons n'ont alors aucun équilibre, et sont incapables de se déplacer. Il s'agit de l'ataxie cérébelleuse du chaton, maladie hélas incurable. Le traitement est malheureusement aléatoire et dépend fortement de l'état général de l'animal.

    Le typhus est mortel dans 50% à 90% des cas.

    La vaccination se pratique en deux injections à un mois d'intervalle, possibles dès l'âge de deux mois, avec rappel tous les un à deux ans.

 

Le coryza.

    C´est une maladie complexe, car elle n'est pas due à un seul microbe, mais à l'association de plusieurs virus et de bactéries.

    Avec une période d'incubation de 2 à 5 jours, c´est une maladie très contagieuse, la transmition se produit par eternuments ou souflements.

    Trois virus sont impliqués dans le coryza et provoquent chacun des symptômes différents:

- Un virus de la famille des « Herpes virus » responsable d'une infection du nez et des voies respiratoires. C'est le virus le plus dangereux. Il peut être mortel chez des animaux affaiblis si l'on ne met pas en place un traitement rapide.

- Un Calicivirus provoquant lui aussi de la fièvre et de l'abattement, des écoulements oculo-nasaux et surtout des ulcères dans la bouche.

- Un Réovirus bénin qui provoque quelques larmoiements.

     Le traitement du coryza passe en général par l'administration d'antibiotiques.

     Le vaccin contre le coryza est actif à la fois contre les Calicivirus, et contre la rhinotrachéite, et l'on y associe de plus en plus souvent un vaccin contre les Chlamydias, bactéries à l'origine de complications. La vaccination se fait en deux injections à un mois d'intervalle, avec un rappel tous les ans.

 

La rage.

    C´est une maladie causée par un virus présent dans toute les régions du monde elle est transmissible à l'homme et toujours mortelle.

     Le virus est fortement concentré dans la salive des animaux porteurs. La transmission de la maladie se fait principalement par morsure d'un animal atteint, et cela même avant qu'il n'ait des symptômes de la maladie.

     L'incubation du virus chez le chat est de 15 à 30 jours. Une fois le chat mordu le virus pénètre dans la peau puis va contaminer le cerveau ensuite les glandes salivaires et enfin tous les autres tissus de votre chat.

     La vaccination peut être pratiquée dès l'âge de trois mois, c'est à dire au moment des rappels des autres vaccins avec un rappel annuel.

 

La chlamydiose féline.

    Elle est du a une bacterie chlamydophila felis qui peut entraîner des troubles oculaires et/ou respiratoires.

     La chlamydiose se transmet le plus souvent par un contact.

     La chlamydiose peut atteindre l'homme, mais les risques de transmission sont faibles et concernent essentiellement les personnes immunodéprimées.

     Le traitement se fait à base d'antibiotiques, de collyres et d'antinflammatoires. Il est très efficace mais peut s'avérer plus ou moins long.

     Il existe un vaccin contre la bactérie responsable de cette maladie qui est souvent effectué en association avec ceux contre le typhus et le coryza.